Si rien n’est vrai, tout est permis…

Nietzsche, à qui nous devons la devise même du nihilisme (« Vouloir le rien plutôt que ne rien vouloir », dernière phrase de sa Généalogie de la morale) attribue le viril slogan « si rien n’est vrai est tout est permis » (autre devise du nihilisme, selon Dostoïevski et « point de départ de l’existentialisme » selon Sartre) au fondateur de la secte chiite ismaélienne des Assassins (XIème siècle), grands consommateurs de haschich, paraît-il.

On lit dans la troisième dissertation de sa Généalogie de la morale ( §24) :

« Lorsque les croisés chrétiens se heurtèrent en Orient à l’invincible ordre des Assassins, cet ordre d’esprits libres par excellence dont les grades les plus bas vivaient dans une obéissance qu’aucun ordre monastique n’a égalée, ils reçurent par quelque voie une indication sur le symbole et la devise qui étaient réservés aux seuls grades supérieurs comme leur secret : “rien n’est vrai, tout est permis”… Voilà, par exemple qui était de la liberté de l’esprit, cette formule congédiait la foi même en la vérité… »

 

On est loin du paisible « bobo » occidental, lequel ressemble plutôt au « dernier homme » décrit par le même Nietzsche dans le prologue de Zarathoustra.

Sinon dans une version « apprivoisée », celle d’un inoffensif jeu vidéo très populaire, Assassin’s Creed, le Credo de l’Assassin… On peut néanmoins imaginer que des jeunes gens s’y sont exercés avant de se « radicaliser », ou même après, pour s’entraîner…

 

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